Senoch, le moine
Influencé par Saint Martin, il établit une petite communauté monastique dans les ruines de l'ancien oratoire où aurait prié le saint. Il y dresse un autel et en fait une « ecclesia » (église, mot grec traduisant l'assemblé ou la communauté) qu'Eufronius, évêque de Tours bénit. L'évêque Grégoire, son successeur, parvient à contrôler ce moine un peu instable et le monastère devient, sur une des voies de pèlerinage vers Tours, une sorte de relais où l'on accueille les malades, mais où l'on s'occupe aussi de l'entretien des chemins et des ponts. Sa fondation semble subsister quelque temps et son tombeau devient lui-même, au témoignage de Grégoire de Tours, le lieu d'un pèlerinage local. Nous ne savons pas grand chose des modes vestimentaires au VIe siècle concernant les personnages à caractère religieux. Il semble qu'ils aient adopté des tenues civiles et non particulières. Certains devaient témoigner de leur magnificence et d'autres marquaient plus ostensiblement leur pauvreté. Senoch, ci-contre, porte une longue tunique de lin assez rustre avec une ceinture simple et a adopté le cucullus des paysans gallo-romains.
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Senoch est le seul taïfale attesté en Poitou qui a vécu dans la région au VIe siècle et décéda en 576.