Dans l’Antiquité, les tissus étaient teints à partir d’éléments prélevés dans la nature. La provenance et la rareté de ces ingrédients déterminaient le prix des couleurs, certaines, comme le rouge et le bleu, étant réservés à l’élite sociale. La teinture végétale nécessite plusieurs étapes :

  • Le mordançage, bain d’alun et de crème de tartre, permet aux couleurs de se fixer sur les fibres animales (laine, soie…) et végétales (lin, coton, ortie).
  • L’engallage, bain de noix de galle, est une étape supplémentaire, nécessaire pour faire tenir la couleur sur les fibres végétales.
  • Le bain de teinture est composé d’une décoction d’éléments tinctoriaux : racines, feuilles, fleurs, baies, écorces, lichens ou même insectes.

La littérature concernant la teinture végétale remonte rarement au-delà du Moyen Age, mais nous savons que la méthode était largement employée dans l’Antiquité. Taifali propose donc des démonstrations de teinture végétale de laine et de lin.

A voir pendant nos interventions
  • Présentation des différentes fibres à teindre et du processus de teinture pour chaque type de fibre
  • Présentation des recettes de mordançage et de bains de teinture et des ingrédients
  • Présentation des plantes tinctoriales et de pelotes de laine teintes avec ces mêmes plantes
  • Démonstration de teinture de laine vierge selon une des recettes présentées
Nos sources
  • Marquet M., 2011 - Guide des teintures naturelles : plantes à fleurs. Ed. Belin, collection Food nature.